L'été de Giacomo

de Alessandro Comodin

Des éclats de lumière, de l’eau, des rires, des cris, des éclaboussures, des marches sur des sentiers, les herbes qui fouettent les mollets, de la boue chaude et païenne sur les corps, de la sensualité, « premier amour et autres chagrins », l’éveil, l’émerveillement, le trouble, « vous êtes tous verts de peur car dès les premiers baisers vous savez que ça ne pourra pas durer », le cinéma des origines et les origines du cinéma, l’insouciance, la confiance dans le cinéma, dans le plan, dans l’image, le son, les personnages, croire que tout ça fait récit, est émotion, résonne chez le filmeur comme chez le spectateur, le courage de quitter le chemin tracé de ce qu’on avait décidé de faire, l’amour fou du cinéma, la captation de l’éphémère , de ce qui ne se produit qu’une fois , ne se reproduira plus, la vie, la mort , la fin à l’ouvrage, la mélancolie, qu’est-ce que c’est beau la mélancolie, les petites amoureuses et badlands, au diable les références et les citations, regardons là le film que nous avons sous les yeux et voyons le comme ce qu’il est, un simple et pur moment d’enchantement.

Pascal Deux et Mariana Otero, Paris 2011

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